Que faisait Abdul Rahman pendant les dernières minutes de sa vie?

PNN/ Bethléem/

Bethléem est bouleversée par la nouvelle de la mort de l’élève Abdul Rahman Obeidallah, âgé de 13 ans, et des manifestations de colère envahissent les rues.

Les habitants du camp de réfugiés de Aïda, où il vivait, réclament justice, affirmant qu’il a été exécuté de sang froid par les forces d’occupation israéliennes.

Sa famille exige des réponses. L’enfant a été tué à quelques mètres seulement de l’entrée de son école alors qu’il portait encore l’uniforme et des témoins affirment qu’il n’y a aucune justification à sa mort. Pendant les funérailles, suivies par des milliers de Palestiniens, PNN a tenté d’enquêter sur les circonstances de son assassinat. Nous pouvons être sûrs que l’enfant était en huitième à l’école de l’UNRWA, dans le camp de réfugiés d’Aïda. Il a été tué par une balle mortelle reçue dans la poitrine alors qu’il portait encore son uniforme et son sac à dos.

Layan al-Azah, une femme d’une vingtaine d’années, a confié à PNN qu’Abdel-Rahman se tenait à environ deux mètres de la porte de l’école et était sur le chemin de sa maison. Elle a déclaré aux journalistes que la violence est toujours en cours: “les soldats depuis lundi matin, ont tiré des balles en caoutchouc et des gaz lacrymogènes sur les gens qui marchent dans la rue”.

Munther Amira, à la tête du Comité de coordination de la lutte populaire, a déclaré aujourd’hui à PNN qu’Abdul-Rahman avait été assassiné tout en jouant sous le drapeau de l’UNRWA. Il a insisté sur le fait que la lutte palestinienne pour la liberté continuerait à grandir. «Nous, les Palestiniens continuerons à lutter contre cette occupation, et nous allons traîner les dirigeants israéliens devant la Cour pénale internationale (CPI), car ils donnent des ordres directs à leurs soldats pour tuer des enfants tels que Abdul Rahman”, a-t-il annoncé. 

Salah Ajarma, directeur du centre communautaire Lajee dans le camp d’Aïda, a déclaré: “Nous appelons la communauté internationale et les organisations des droits de l’homme à s’occuper des enfants palestiniens et à les protéger de l’occupation israélienne en cours”.

Alors que la poussière se dépose sur les funérailles de AbdulRahman, une nouvelle force voit le jour en Cisjordanie. Les affrontements ici devraient se poursuivre dans la nuit, et avec quatre Palestiniens morts et plus de 500 blessés en Cisjordanie au cours des derniers jours, les yeux du monde sont une fois de plus tournés vers la Palestine, le cœur du Moyen-Orient.