Premier Ministre Hamdallah : Israël viole les Droits de l’Enfant

PNN/ Ramallah/

Aujourd’hui, le Premier Ministre Rami Hamdallah a publié une déclaration dénonçant une nouvelle loi votée par le parlement israélien, la Knesset, permettant l’emprisonnement d’enfants de 14 ans et plus jeunes. La loi concerne les enfants ayant commis des actes « terroristes », et à ce titre, vise les enfants de Jérusalem-Est.

 « La nouvelle loi montre une mépris total des droits des enfants, lorsque les enfants en question sont Palestiniens » Hamdallah écrit. « Nous avons besoin de nouvelles lois afin de protéger des enfants palestiniens, pas de loi criminalisant des mineurs. »

L’année dernière, la Knesset a passé une loi légalisant l’emprisonnement allant jusqu’à 20 ans  pour les enfants palestiniens de Jérusalem-Est ayant lancé des pierres. Cela représente aussi une façon pour le tribunal israélien pour mineurs d’imposer des sanctions collectives. En effet, des amendes allant jusqu’à 10 000 shekels – équivalent de 2340 € – sont imposées aux familles d’enfants reconnus coupables de pratiquer  des « activités terroristes ».

Les enfants palestiniens de Cisjordanie sont sujets à la loi militaire israélienne permettant l’emprisonnement d’enfants dès l’âge de 12 ans. Cela fait d’Israël l’unique pays au monde dans lequel les enfants sont systématiquement jugés par des tribunaux militaires et sont sujets à la torture, à des traitements inhumains et à la “punition”, selon un rapport de l’UNICEF.

« Le traitement qu’inflige Israël aux enfants palestiniens est une violation de l’Article 37 de la Convention des droits de l’Enfant, qui statue qu’aucun enfant ne peut être soumis à la torture ou à un traitement inhumain ou dégradant » rapporte Jamal Dajani, Directeur des Communications Stratégiques et Média au sein du Cabinet du Premier Ministre. « Aucun enfant dans le monde – ni Palestinien, ni Israélien – ne doit être sujet à de violents interrogatoires, à un isolement cellulaire et à des menaces de mort » ajoute Dajani.

Les enfants palestiniens sont souvent arrêtés la nuit, et transportés les yeux bandés dans des prisons israéliennes en dehors de la Cisjordanie, violant ainsi l’Article 76 de la Quatrième Convention de Genève. Dans 97% des cas, les enfants n’ont pas droit à un avocat pendant l’interrogatoire, durant lequel leurs parents ne peuvent être présents, selon un rapport de Défense des Enfants International – Palestine. 86% des enfants endurent une forme de violence physique suivant leur arrestation, y compris tabassage, coups et violentes secousses. A la fin de l’interrogatoire, les enfants sont forcés à signer des « confessions » en Hébreux, une langue que la plupart d’entre eux ne parlent pas.