Le président accueillit le ministre français des affaires étrangères

Ramallah, le 26 mars 2018, WAFA- Lundi soir, le président de l’état de la Palestine, Mahmud Abbas a accueilli, au siège de la présidence à Ramallah, le ministre français des affaires étrangers, Jean-Yves Laudrian.

M. Abbas a informé le ministre hôte sur les derniers faits nouveaux dans les territoires palestiniens occupés et l’impasse ou se trouve le processus de paix en raison des procédures israéliennes et les positions de l’administration américaine.

Le président Abbas a indiqué que l’administration américaine par ses décisions sur Jérusalem et le gel du financement présenté à l’UNRWA, se distingue comme parrain honnête du processus politique.

Le président Abbas a mis l’accent sur la nécessité de tenir une conférence internationale de paix en vue de former une démarche internationale pour parrainer le processus de paix et de reconnaitre de l’état palestinien sur les frontières de 1967, comme un débouché pratique du processus politique qui est au point mort.

M. Abbas a honoré le soutien français au peuple palestinien et ses efforts de la tenue d’une conférence pour la paix à paris, remerciant le peuple français et son président, Emmanuel Macaron sur les positions constantes de son pays envers la solution de deux états et les résolutions de la légitimité internationale.

Le ministre palestinien des affaires étrangères, Riyad Al-Maliki, a examiné avec son homologue français, Jean-Yves Laudrian, le processus de paix.

M. Al-Maliki a reçu le ministre Laudrian et sa délégation, au siège du ministère à Ramallah, où la réunion ouverte et franche a réaffirmé le soutien politique, économique et humanitaire de la Palestine par la France et l’Union européenne, ainsi que de soutenir les initiatives du processus de paix, en particulier celles relatives à la Ligue arabe, en vue de relancer le processus de paix.

Au cours de la réunion, Al-Maliki a condamné l’acte terroriste qui a frappé la France il y a deux jours, soulignant que le peuple et les dirigeants palestiniens soutiennent la République française contre les opérations terroristes perpétrées contre les personnes innocentes.

Il a ajouté que le terrorisme n’a pas de religion non pas de race, soulignant la nécessité de l’affronter de toutes les forces, et de travailler à drainer ses sources et ses causes avec toute la détermination.

Riyad Al-Maliki a remercié la France pour ses positions en faveur de la Palestine dans les forums internationaux et son vote au profit des résolutions internationales relatives à des questions cruciales qui aboutiraient à la justice et à la paix.

Le ministre palestinien a exposé à son homologue français, la situation sur le terrain les mesures destructrices israéliennes pour tout ce qui pourrait faire avancer le processus de paix, précédé par une telle action, la colonisation de l’État palestinien, l’intensification des colonies accompagnées de l’intensification des démolitions des maisons palestiniennes, l’augmentation du nombre de colons, le déplacement des Palestiniens de leurs maisons et de leurs lieux de résidence, tandis que l’occupation installe les colons en Palestine, ainsi que les projets de routes de contournement pour relier les colonies, tout pour avaler plus de terres palestiniennes, et créer un état d’apartheid, en plus de ce qui existe déjà, et a mis en garde contre les répercussions de ces actions à tous les niveaux.

M. Al-Maliki a évoqué les projets votés par le Congrès américain, soutenant l’occupation israélienne au détriment des droits nationaux palestiniens, ainsi que toutes les mesures prises par l’administration américaine : “Il est entendu que personne ne peut détourner la médiation entre les parties au conflit et faire avancer les négociations”, a-t-il dit, ‘c’est ce qui a été déclaré à l’initiative du président Mahmoud Abbas en février dernier’.

Il a souligné que cela correspondait à la vision de la République française et de la majorité des États de la communauté internationale.

Pour sa part, M. Laudrian a mis la lumière sur les positions fermes de la France au bénéfice de la solution à deux états et Jérusalem est la capitale de deux états et son opposition à toute solution unilatérale, soulignant que la table des négociations doit être la seule solution pacifique et viable.

‘La France restera engagée à jouer un rôle constructif pour toutes les parties de la région’, a-t-il dit, ajoutant que la France reste engagée à alléger les souffrances des Palestiniens et la nécessité de construire pour le bénéfice des générations futures.
Les deux parties ont discuté tous les efforts possibles pour relancer le processus de paix en raison de l’intransigeance israélienne et de l’absence de progrès dans les négociations suite à la poursuite des activités de colonisation israéliennes dans les territoires palestiniens occupés, avec la solution à deux États, et respecter les déterminants pertinents fixés par la communauté internationale.

Les deux parties ont affirmé l’activation et la mise en œuvre de tous les accords signés entre eux au profit de deux pays amis et de leurs peuples.