Lun21052012

Appel à boycotter les tribunaux israéliens suite au transfert de 120 prisonniers palestiniens vers un lieu inconnu

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PNN

Mercredi 22 février, l'administration pénitentiaire israélienne a transféré environ 120 prisonniers de la prison du désert du Negev vers un lieu inconnu.

Selon un communiqué de presse envoyé par les prisonniers et relayé par la Société des prisonniers palestiniens [Palestinian Prisoners' Society], 120 prisonniers auraient été transférés suite à l'irruption dans la prison de deux forces spéciales israéliennes, « al-Mutsada » et « Doour », munies d'armes et de chiens. Les prisonniers n'ont pas eu le droit d'emmener leur affaires personnelles.

Le communiqué des prisonniers a précisé « que rien ne justifie la décision de l'administration pénitentiaire, [qu'] il y a un grand nombre de soldats pour chaque prisonnier. La direction de la prison a cherché à humilier les prisonniers et à s'en débarrasser sans raison ».

Les détenus ont également reporté que l'administration de la prison les avait informés qu'elle annulerait tous les accords conclus précédemment et qu'elle intensifierait ses procédures à leur encontre.

Le président de la Société des prisonniers, Qadura Fares, a appelé à condamner les responsables israéliens devants des cours de justices internationales et à leur interdire l'accès au territoire de certains pays.

Qadura a ajouté que les prisonniers ont appelé à un boycott total des tribunaux militaires israéliens pour leur usage de la détention administrative de façon illégale et arbitraire en violation du droit international et humanitaire, ainsi qu'en raison de la légalité contestable de ces tribunaux, dans lesquels les décisions sont prises sur la base des services de sécurité intérieure israéliens (Shabak) plutôt que sur les considérations des juges ou des jurys.

Dans leur déclaration à la Société des prisonniers, les prisonniers ont annoncé que la résistance de Khader Adnan avait ouvert la voie à la lutte pour l'arrêt de la détention administrative utilisée par Israël depuis le début de l'occupation.

De nombreux prisonniers palestiniens ont été soumis à la détention administrative et ont passé une grande partie de leur vie à l'intérieur des prisons israéliennes sans la moindre charge à leur encontre, sous le seul prétexte de la sécurité d'Israël et de la menace perçue que ces prisonniers représenteraient pour la sécurité de l'Etat hébreu.