Tensions suite à la fermeture de la rampe d'accès à l'esplanade des mosquées
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- Published on mardi 13 décembre 2011 23:47
Les autorités israéliennes ont fermé ce lundi la rampe d'accès à la porte Magharbe, en invoquant des problèmes de sécurité.
Le moufti de Jéruslaem, le Sheikh Mohammad Hussein s'oppose à la destruction du pont existant ainsi qu'à la construction d'un nouveau, craignant que ces transformations n'endommagent le site.
Cette fermeture, n'est pas sans conséquences politiques. En effet, le premier ministre israélien avait déjà suspendu il y a une semaine la démolition de la passerelle sous la pression de l'Egypte et de la Jordanie. D'après l'agence de Presse WAFA une équipe jordanienne composée d'ingénieurs est censée arriver prochainement sur les lieux pour évaluer les risques d'écroulement de la structure. Le Hamas a quant à lui comparé cette mesure à une "déclaration de guerre".
Ces implications transnationales ont provoqué la colère de certains groupes de colons israéliens qui menacent de franchir la frontière jordanienne. Ils se sont pour l'instant contenté de pénétrer dans une zone militaire frontalière. Selon le quotidien Haaretz, des bus palestiniens ainsi que des véhicules militaires ont également été pris à parti. Ces colons d'extrême droite s'opposent à "l'ingérence" des pays arabes dans cette affaire. Ils sont mieux connus sous l'appellation "Hilltop youth".
L'armée israélienne et les gardes frontières ont du intervenir pour rétablir l'orde dans cette région sensible, mais n'ont pas procédé à des arrestations.
La question des infrastructures qui encadrent le troisième lieu saint de l'Islam est une question sensible. Durant son premier mandat de premier ministre, Benjamin Netanyou avait déclenché une vague de violence, après avoir autorisé, en 1996, l'ouverture d'un accès souterrain pour les touristes voulant accéder au site.

