L’Autorité palestinienne peine à réduire son déficit
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- Published on mardi 31 janvier 2012 10:58
PNN
Il semblerait que la crise de la dette qui frappe plusieurs pays d'Europe en ce moment n'ait pas épargné les territoires palestiniens.
L'Autorité Palestinienne a annoncé dimanche dernier qu'elle n'augmenterait pas l'impôt sur le revenu suite à une vague de manifestations. Elle travaille en ce moment à trouver d'autres solutions afin de ramener le déficit à 750 millions de dollars. En 2011, celui-ci avait atteint le seuil critique de 1,1 milliard.
Le déséquilibre des finances est en partie lié à une aide financière moins importante que prévue. L'initiative menée par Mahmoud Abbas devant les Nations Unies pour faire reconnaitre la Palestine comme État indépendant, avait provoqué un arrêt brutal du financement américain l'année dernière. Le gel des fonds américains destiné au payement des salaires des fonctionnaires, prive l'Autorité Palestinienne de 150 millions de dollars.
Le premier ministre Salam Fayyad avait annoncé au début de l'année son intention de doubler le montant de l'impôt sur le revenu à hauteur de 30%. Devant la levée de bouclier, il a du faire marche arrière.
Fayyad a au par ailleurs rencontré dimanche dernier des représentants du secteur privé pour discuter du climat économique dans les territoires palestiniens.
Le secrétaire général du conseil de coordination du secteur privé, Muhammad Masrouji, a fait savoir à travers l'agence de presse Ma'an qu'un mémo avait été transmis au Premier Ministre pour lui exprimer son opposition quant à une possible augmentation des taxes.
Le projet de réforme controversé visait à taxer d'avantage les hauts revenus ainsi que les entreprises.
Les réformes budgétaires prévoient également une diminution des dépenses publiques et une réduction de taille de l'administration. Le secteur public palestinien emploie à ce jour 153,000 fonctionnaires dont certains seront soumis au régime des retraites anticipées.
Ces réformes difficiles fragilisent d'avantage l’Autorité Palestinienne dans un contexte politique incertain : alors que les négociations avec Israël sont au point mort, le processus de réconciliation entre le Fatah et le Hamas piétine.
Alexis Thiry

