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Ven24052013

Jerusalem Day, entre commémoration et provocation

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Par Tiphaine Guignat  pour PNN

Environ 50 000 Israéliens ont défilé ce dimanche 20 mai afin de célébrer Yom Yeroushalayim (la journée de Jérusalem). Munis de drapeaux israéliens, ils ont marché dans la vieille ville jusqu’au Mur des lamentations, chantant des chants nationalistes. 

Yom Yeroushalayim est une célébration annuelle en Israël qui commémore la réunification de la ville de Jérusalem après la conquête de Jérusalem Est par Tsahal, l’armée de défense israélienne, durant la guerre des Six jours en 1967.

Chaque année, cet événement est l’élément déclencheur de heurts plus ou moins violents, verbaux mais aussi physiques, entre Palestiniens de Jérusalem et Juifs israéliens. La municipalité aurait conseillé aux vendeurs palestiniens de fermer leurs boutiques afin d’éviter les affrontements. L’année dernière, 24 personnes avaient été arrêtées. Cette année, la police de Jérusalem a déclaré l’arrestation de 15 personnes : 10 Israéliens suite à la proclamation de slogans racistes anti-arabes et 5 Palestiniens pour avoir lancé divers objets.

Jérusalem reste un élément majeur du conflit israélo-palestinien en symbolisant deux représentations opposées dans les esprits des Palestiniens de Jérusalem et des Juifs israéliens.

Selon Benjamin Netanyahu « Israël sans Jérusalem est comme un corps sans cœur. Et notre cœur ne sera jamais divisé ». Le Parlement israélien avait déclaré en 1980 Jérusalem en tant que capitale nationale, ce que le droit international n’a toujours pas reconnu. De leur côté, les Palestiniens attendent que Jérusalem-Est devienne la capitale d’un Etat palestinien indépendant.

Saeb Erekat a condamné la célébration qui selon lui est une « preuve que la paix ne fait pas partie de l’agenda du gouvernement israélien. »

Deux membres de la Knesset, Uri Ariel et Michael Ben Ari, se sont rendus à la mosquée Al Aqsa  accompagnés d’une vingtaine d’activistes de droite, pour participer au tour organisé par Yehuda Etzion, membre du groupe militant religieux Gush Emunim Underground.  

Cette entrée dans l’un des lieux musulmans les plus saints, de même que le déroulement général de la célébration (entrée par la porte de Damas dans le quartier musulman, passage dans Jérusalem Est, symboles et slogans ultra-nationalistes voire racistes, etc.) a tendance à  transformer cette journée en provocation plus qu’en simple commémoration.