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Or, la ville est aujourd’hui
sous contrôle israélien. A titre d’exemple, près de 80 pour cent des
palestiniens résidant en Cisjordanie ont besoin d’une autorisation de l’administration
israélienne pour pouvoir se rendre à Jérusalem. Ainsi, beaucoup d’entre eux n’ont
pas pu se rendre à Jérusalem depuis parfois plus de 4 ans.
La situation de Jérusalem fait également l’actualité avec la multiplication
des ordres d’expulsion que reçoivent les Palestiniens dans les différents
quartiers de Jérusalem Est. Le quartier Silwan est ainsi devenu un symbole de
la résistance aux expulsions illégales.
Dans ce contexte de judaïsation
de la ville sainte, l’organisation d’évènements culturels à Jérusalem pour célébrer
son titre de ‘’capitale de la Culture arabe’’ a été interdite par le ministre
de la sécurité intérieure. Cette décision n’est en aucun cas étonnante au
regard de la politique israélienne dans la ville sainte. Les justifications
israéliennes ne viennent que confirmer ce que subissent au quotidien les Palestiniens
de la ville sainte.
Ainsi, le chef du Forum
juridique pour la terre d'Israël, Nachi Eyal décrit les activités prévues
comme une "tentative de démontrer la souveraineté palestinienne a Jérusalem
d'une manière illégale ". Il a également affirmé que les Palestiniens
sont tenus de" respecter la souveraineté d'Israël dans les frontières de
l'État d'Israël, y compris Jérusalem-Est.
Ces propos sont une
contradiction pure et simple du droit international. Les normes juridiques
internationales affirment que la puissance occupante a interdiction d'étendre
sa souveraineté sur le territoire qu'elle occupe. C'est sur cette base que le
Conseil de sécurité de l'ONU a invalidé l'annexion par Israël de
Jérusalem-Est. Ces positions, sans cesse affirmées à de maintes reprises par
la communauté juridique internationale sont biens connues des israéliens ce
qui n’empêche pas une violation constante.
Ainsi,
les autorités israéliennes ont tout mis en œuvre pour empêcher toute
manifestation culturelle palestinienne à Jérusalem. Dès jeudi dernier, la police
israélienne avait fait irruption lors d’une réunion de préparation des événements
et confisqué des ordinateurs et de matériel.
La police est également
intervenue à l'école Schmidt à Jérusalem-est pour empêcher des lancers de
ballons portant les couleurs du drapeau palestinien après que des élèves en
eurent envoyé une centaine dans les airs.
Elle a aussi interpellé trois
employées de l'université palestinienne d'Al-Qods qui distribuaient des
T-shirts du festival, selon la radio israélienne. Au total, onze personnes
ont été interpellées à Jérusalem-est, selon la radio palestinienne.
Ici, de telles répressions ne
surprennent personne. Cela n’apparait que comme la continuation du processus
de judaïsation de la ville. En tout état de cause, il parait bien improbable
que Jérusalem puisse accueillir cette année des manifestations culturelles arabes. (PNN)
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