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A Washington, les négociations de paix ont officiellement commencées jeudi matin. Malgré les tensions en Cisjordanie, le président Abbas a déclaré qu'il était temps d'achever la paix.



Jérusalem, capitale de la culture arabe sans manifestations culturelles PDF Print E-mail
Ecrit par Younes Salameh   
23/03/2009

ImageJERUSALEM -Depuis 1996, les ministres de la Culture des pays arabes désignent tous les ans une ville du monde arabe qui devient "capitale de la Culture arabe". Cette année, Jérusalem a succédé à Damas. La décision est hautement symbolique. Jérusalem est en effet revendiquée par les Palestiniens comme capitale de leur futur Etat.


Or, la ville est aujourd’hui sous contrôle israélien. A titre d’exemple, près de 80 pour cent des palestiniens résidant en Cisjordanie ont besoin d’une autorisation de l’administration israélienne pour pouvoir se rendre à Jérusalem. Ainsi, beaucoup d’entre eux n’ont pas pu se rendre à Jérusalem depuis parfois plus de 4 ans. La situation de Jérusalem fait également l’actualité avec la multiplication des ordres d’expulsion que reçoivent les Palestiniens dans les différents quartiers de Jérusalem Est. Le quartier Silwan est ainsi devenu un symbole de la résistance aux expulsions illégales.

Dans ce contexte de judaïsation de la ville sainte, l’organisation d’évènements culturels à Jérusalem pour célébrer son titre de ‘’capitale de la Culture arabe’’ a été interdite par le ministre de la sécurité intérieure. Cette décision n’est en aucun cas étonnante au regard de la politique israélienne dans la ville sainte. Les justifications israéliennes ne viennent que confirmer ce que subissent au quotidien les Palestiniens de la ville sainte.

 

Ainsi, le chef du Forum juridique pour la terre d'Israël, Nachi Eyal décrit les activités prévues comme une "tentative de démontrer la souveraineté palestinienne a Jérusalem d'une manière illégale ". Il a également affirmé que les Palestiniens sont tenus de" respecter la souveraineté d'Israël dans les frontières de l'État d'Israël, y compris Jérusalem-Est.

Ces propos sont une contradiction pure et simple du droit international. Les normes juridiques internationales affirment que la puissance occupante a interdiction d'étendre sa souveraineté sur le territoire qu'elle occupe. C'est sur cette base que le Conseil de sécurité de l'ONU a invalidé l'annexion par Israël de Jérusalem-Est. Ces positions, sans cesse affirmées à de maintes reprises par la communauté juridique internationale sont biens connues des israéliens ce qui n’empêche pas une violation constante.

Ainsi, les autorités israéliennes ont tout mis en œuvre pour empêcher toute manifestation culturelle palestinienne à Jérusalem. Dès jeudi dernier, la police israélienne avait fait irruption lors d’une réunion de préparation des événements et confisqué des ordinateurs et de matériel.

La police est également intervenue à l'école Schmidt à Jérusalem-est pour empêcher des lancers de ballons portant les couleurs du drapeau palestinien après que des élèves en eurent envoyé une centaine dans les airs.

Elle a aussi interpellé trois employées de l'université palestinienne d'Al-Qods qui distribuaient des T-shirts du festival, selon la radio israélienne. Au total, onze personnes ont été interpellées à Jérusalem-est, selon la radio palestinienne.

Ici, de telles répressions ne surprennent personne. Cela n’apparait que comme la continuation du processus de judaïsation de la ville. En tout état de cause, il parait bien improbable que Jérusalem puisse accueillir cette année des manifestations culturelles arabes. (PNN)

 

 
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